Plainte contre X vu par Metro

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Cet article est publié dans Métro. Il est signé Ph. Yves Kerstius

 

Voici un spectacle coup de poing qui porte encore davantage au débat à la sortie de la représentation, « Plainte contre X » prend la forme d’un violent réquisitoire contre la consommation et la banalisation de la pornographie. Si l’auteure Karin Bernfeld préserve un certain mystère sur les témoignages et le vécu qui ont inspiré son texte, elle ne laisse aucun doute sur la douleur de sa narratrice.
Le jeune metteur en scène Alexandre Drouet (qui avec « Happy Slapping » avait traité d’un autre sujet délicat, la violence meurtrière des jeunes) confie à la comédienne Émilie Maréchal une parole crue et directe, qui regarde le spectateur droit dans les yeux. Inutile de se défiler, si le secteur fonctionne aussi bien, c’est parce qu’il y a du public. Et Estelle, celle qui s’adresse à nous, ne transige pas : nous avons tous été en contact avec des images pornographiques. Nous le rappellent ces vidéos projetées de spectateurs anonymes. Des quidams, des couples qui sous le couvert d’explorer leurs fantasmes approuvent parfois sans le savoir un business où la femme n’est plus qu’un objet.

L’intégralité de l’article

Après Le Poche, Plainte contre X  est rejouée du 13 au 15 avril au centre culturel Saint-Gilles

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