Biographie

Portrait de Karin Bernfeld, le regard face à l’objectif
Karin Bernfeld

Karin Bernfeld est écrivain et actrice, docteure en sémiologie des textes et des images.
Spécialiste du corps et de l’écriture autobiographique, ses écrits questionnent les thématiques du corps et de l’identité à travers la sexualité, les troubles alimentaires (anorexie, boulimie…), le passage de l’enfance à l’age adulte… 

Née à Lyon, elle écrit depuis son enfance.
Après avoir pratiqué la danse, elle s’inscrit dans un cours de théâtre à 12 ans pour devenir comédienne.

Premier roman à 14 ans (inédit), déménagement à Paris à 15 ans.
Etudes de Lettres Modernes à la Sorbonne.
A 19 ans, elle écrit un deuxième roman, Alice au pays des femelles, puis Apologie de la passivité, livre qui se voit récompensé du Prix Goya.

Après sa Licence de Lettres à la Sorbonne, elle s’inscrit à l’Université Paris VII-Diderot pour une Maîtrise autour de l’écriture de la Shoah.
Dans le cadre de ses années de Doctorat, elle participe à des colloques internationaux et publie de nombreux articles dans des revues universitaires.

L’année de ses 24 ans, elle achève un récit autobiographique sur l’histoire de sa famille, Les Portes de l’espérance. Les années suivantes participe à des ouvrages collectifs. Elle publie aussi un livre grand public sur un de ses thèmes de recherche universitaire : Déjouer les troubles alimentaires.
Quelques années après, elle soutient sa thèse sur l’écriture du corps et obtient son Doctorat avec les félicitations du jury. Elle a été chargée de cours à l’Université et a enseigné en milieu carcéral.

En tant que comédienne et actrice, elle est apparue à l’écran dans des courts métrages, film, série et sur scène elle a participé à des créations – performances théâtrales (« Déserts » de Ghilda Chavherdi, « Keïhra » de Philippe Adrien, « Prendre corps » avec Astrid Cathala et Loïc Varanguien de Villepin…). Pendant plus de 10 ans elle a interprété seule en scène des monologues allant jusqu’à jouer une vingtaine de personnages. Elle travaille principalement avec la compagnie Parallel Theatre qui intervient dans les lycées et collèges sur des thèmes de prévention (sexualité, contraception, relations filles-garçons, alcool-cannabis, addictions…) Elle dirige aussi depuis plusieurs années des ateliers d’écriture et de théâtre.

Dramaturge, elle fut conseillère artistique pour la Compagnie Klein-Leonarte, pour le scénariste-réalisateur Bernard Jeanjean et assistante à la mise en scène de Carole Thibaut. Elle a écrit des courts-métrages ainsi que des textes pour le théâtre. Plainte contre X, monologue qui évoque la culture pornographique, a été mis en scène par Alexandre Drouet au Théâtre de Poche à Bruxelles, avant d’être joué en tournée en Belgique, en Suisse et au Canada (sélection internationale de la Bourse Rideau). Acclamé par les professionnels et le public, il a été aussi l’objet d’une production aux Cours Florent de Bruxelles. Son interprète, Emilie Maréchal a été nommée dans la catégorie meilleur espoir des Prix de la Critique. Présentée devant le Parlement Européen, la pièce a précédé et accompagné certaines prises de conscience de la société.

Dès ses premiers romans, bien avant le mouvement « Me Too », les écrits de Karin Bernfeld ont abordé avec acuité le sujet des violences sexuelles.

Son nouveau livre, Le Goût du liquide amniotique, publié en 2026, poursuit cette réflexion : ces récits, qui mêlent réalité et fiction, explorent les thèmes de la santé mentale, la maternité, l’enfance meurtrie. Des parcours à la fois atypiques et universels pour faire entendre certaines voix silencieuses.